GCO, les opposants préparent la rentrée

La bataille contre le projet Vinci d’une autoroute à péage sur Strasbourg mobilise sur différents terrains depuis plusieurs mois dans une relative indifférence médiatique d’une information en direction de l’opinion publique locale tronqué à laisser entendre que c’est gagné pour les promoteurs du GCO. Or, le front n’est pas unique : il y a ce qui se passe sur le terrain, mais également l’aspect juridique et politique. Rien n’est encore plié.
Le collectif GCO NON MERCI est riche de la diversité qui le compose. Après le soutien remarqué de José Bové (1), il y a des soutiens surprenant d’un regard extérieur, mais pas nouveau ici en Alsace. C’est le cas, notamment de la pasteure de Kolbsheim qui a déjà pris position de nombreuses fois (2) contre le projet. Mercredi 19 juillet, elle était avec ses collègues de Pfulgriesheim et Dorlisheim dans la Réserve du Bishnoï.

Les pasteurs ont passé la nuit en famille sur le site menacé entre Ernolsheim/Bruche et Kolbsheim, l’occasion de préparer un événement en lien avec le GCO à la mi-septembre. « Les pasteurs s’engagent » titraient les DNA dans leur édition locale de Molsheim dimanche 23 juillet et repris sur le site gcononmerci.org.

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Sur le terrain, l’engagement des opposants au projet GCO agace. Plusieurs dégradations ont été constatées ces dernières semaines avec notamment la démolition de la cabane de Stutzheim-Offenheim dans la nuit du 14 au 15 juillet. GCO-non-merci l’évoque sur leur site ici (3). Il évoque également les dégradations subies à la cabane de Duppigheim – voir l’article ici (4)
Dans la presse, le Président de la CCI Alsace Eurométropole continue de mentir, notamment aux usagés de l’A35 traversant Strasbourg. GCO-non-merci y revient dans un article intitulé « les mensonges du président de la CCI » (5).
La réaction de Jean-Luc Heimburger dans le courrier des lecteurs des DNA du 23 juillet montre finalement que l’opposition au projet GCO met le doigt sur des évidences qui ne plaisent pas. D’autant que Vinci n’est pas une entreprise aux vertus reconnues. Dans l’article « GCO, Vinci c’est pas beau » (6), les opposants reviennent sur la privatisation et plan de relance des autoroutes et parle de Vinci : « ce n’est pas tant le fait qu’une entreprise cherche à gagner de l’argent qui dérange, c’est la manière pour y parvenir qui interroge » (6)

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Samedi 22 juillet, c’est terminé une série d’enquêtes publiques sur les aménagements fonciers des communes découpées en 4 secteurs :
  • secteur 1 : Ernolsheim-sur-Bruche, Breuschwikersheim et Kolbsheim ;
  • secteur 2 : Ittenheim, Achenheim et Handschuheim ;
  • secteur 3 : Stutzheim-Offenheim, Dingsheim, Griesheim-sur-Souffel, Hurtigheim et Mittelhausbergeim ;
  • secteur 4 : Truchtersheim (Pfettisheim), Lampertheim, Pfulgriesheim et Schnersheim
GCO-non-merci regrette le manque d’information sur ces enquêtes publiques : ″plutôt passées inaperçues(7), comme souvent d’ailleurs, plusieurs imprécisions ont été relevées çà et là notamment sur les populations animales recensées, a notamment relevé la LPO″.
Fin août, ça sera au tour du secteur de Vendenheim d’être consulté sur les aménagements fonciers avec une enquête publique qui aura lieu du 21 août au 23 septembre. – A noter que les communes d’Innenheim, Duppigheim et Dutllenheim ne sont pas concernées par une enquête publique sur les aménagements fonciers puisque le remembrement lié aux travaux de l’échangeur A352/A35 avait anticipé le GCO
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MOBILISATION

Sur le terrain, le collectif GCO NON MERCI prépare une rentrée sous le signe de la mobilisation. Le 1er septembre, les travaux préparatoires devraient recommencer ! Ici, il ne s’agit pas encore des vraies travaux, Vinci n’a pas les autorisations ! Pour autant, il peut déboiser et ça, « nous ne le permettrons pas ! »(8) – disent les électrons libres du mouvement et des militants du collectif d’opposants.

Plusieurs événements à venir :

CHANTIER

Sur le terrain (toujours), le chantier sur le spot de Kolbsheim avance.
Samedi 21 juillet, le toit a été posé sur le futur QG du mouvement (9). Durant l’été, les travaux vont se poursuivre avec notamment la pose du planché et le remplissage des murs (la technique du torchis semble être retenu) – Infos, aides, contact – ici (10). Les besoins sont répertoriés là : https://goo.gl/nm5Di7

IMG_20170721_211944 construction en cours sur le spot de Kolbsheim

2017-0722_bivouac-reserve-du-bishnoile bivouac du Bishnoï

Les électrons libres de mouvement et les membres de gco-non-merci n’ont pas dit leur dernier mot. Ils agissent sur le terrain depuis des mois, font ce qu’ils ont à faire avec générosité et détermination. Venir les aider et les épauler d’où que vous soyez est garanti un avenir meilleur pour nos enfants, ici comme ailleurs. Nous n’avons pas de planète B…… Et si vous venez de loin, que vous avez un problème de couchage, entrez en contact avec le groupe de terrain, une solution pourra toujours être trouvée. Le spot de Kolbsheim n’est qu’un lieu parmi d’autres…


Vous renseigner sur la lutte contre le GCO : gcononmerci.org
Entrer en contact avec le groupe terrain, proposer votre aide, … grpterrainnongco@gmail.com

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GCO, les opposants préparent la rentrée

Vinci, l’avaleuse d’argent public

 

Le collectif GCO NON MERCI, sur son site internet – gcononmerci.org – revient sur la privatisation et plan de relance des autoroutes, pour ensuite faire un focus sur l’entreprise Vinci dont l’omniprésence sur de nombreux projets controversés : Notre-Dame-des-Landes, Contournement Ouest de Strasbourg, Bure ou encore la liaison A45 Lyon Saint-Etienne, suscite un intérêt particulier.

Les autoroutes, ce formidable eldorado…

Le Canard enchaîné révèle dans son numéro du 5 juillet 2017 combien l’accord passé en 2015 entre l’État et les sociétés concessionnaires d’autoroutes (Vinci, Eiffage, …), s’est fait au détriment de la puissance publique et donc de la collectivité.

Le Nouvel Obs y consacre un excellent article :
Entre l’Etat et les sociétés d’autoroutes, un accord secret à plusieurs milliards

Mais pourquoi avoir privatisé les autoroutes ? En 2012, Philippe Descamps racontait cette histoire, emblématique du capitalisme de connivence à la française.

Comment l’Etat français a organisé sa propre spoliation

Amorcée par le gouvernement de M. Lionel Jospin, puis généralisée par celui de M. Dominique de Villepin, la privatisation des autoroutes illustre le capitalisme de connivence à la française. L’Etat impose le système coûteux du péage, assume l’essentiel des risques, puis organise la captation de la rente par les grands groupes – la suite ici.

Vinci, une entreprise qui ne recule devant rien.

Quand on sait que Vinci détient 75% du réseau autoroutier à péage en France, que sa filiale Vinci autoroute représente 25% du chiffre d’affaire global du groupe, on imagine bien l’influence qu’elle peut avoir au travers du lobbying : « Vinci et son monde, toute une histoire ! ». D’ailleurs, quand on connait l’histoire de la multinationale – désignée deux fois dans le dossier GCO : en 2012 avant de perdre la concession, puis à nouveau choisie en 2015 comme constructeur-concessionnaire au travers de sa filiale Arcos – ce n’est pas tant le fait qu’une entreprise cherche à gagner de l’argent qui dérange, c’est la manière pour y parvenir qui interroge.

Le soleil ne se couche jamais sur l’empire Vinci

En 2016, Nicolas de La Casinière, dans son article « le soleil ne se couche jamais sur l’empire Vinci » revient sur l’histoire du numéro deux mondiale et surtout sur l’appétit dont fait preuve l’entreprise, la boite qui empochera le bénéfices du GCO pour parler localement.
Ce que révèle l’article, n’est pas très flatteur pour l’entreprise très habile à maintenir des résultats spectaculaires sur le dos de qui ? Sur le dos des contribuables qui paient deux fois : à la construction, puis à l’utilisation (péage, parking, …) … Merci les PPP – partenariat public-privé – qui légalise se transfert de fonds publique vers des entreprises privées, ici Vinci.

Vinci, une avaleuse d’argent public – Exemple : « Vinci, multinationale édifiée aux dépens de l’Etat français. Archétype du prédateur de marchés publics, le géant du bâtiment joue sur deux tableaux pour engranger les profits : le rapide retour sur investissement de son activité de construction et les rentes de gestion à long terme : aéroports, ponts, tunnels, autoroutes, etc »

Autre exemple de rente assurée : « Murs antibruit, télépéage sans arrêt pour réduire les émissions de dioxyde de carbone (CO2), incitation au covoiturage : tout est monnayé contre des années de gains supplémentaires par rapport aux trente-cinq ans prévus par le contrat initial. »

« Que penser alors de son empressement à vouloir construire le contournement Ouest de Strasbourg ? Où est l’arnaque ? À gros renfort d’argent, Vinci, avec la complaisance des collectivités et surtout de la CCI Alsace, tente de nous vendre un GCO utile et bon pour l’environnement. Depuis quand une autoroute est-elle bonne pour l’environnement ? Quant à l’utilité, nous la cherchons encore… » s’interroge les opposants.

Ici, on évoque le Contournement Ouest de Strasbourg (GCO), mais nous pourrions également parler du projet de liaison A45 entre Lyon et Saint-Étienne, de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ou encore de la LGV Paris-Bordeaux, tant le groupement Vinci est omniprésent dans les grands (ou petits) travaux. Comme l’écrit le collectif GCO NON MERCI : « ce n’est pas tant le fait qu’une entreprise cherche à gagner de l’argent qui dérange, c’est la manière pour y parvenir qui interroge » – Et d’ajouter : « pour se confronter à la machine Vinci, toute cette phrase prend son sens ! »

source gcononmerci.org

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« ce n’est pas tant le fait qu’une entreprise cherche à gagner de l’argent qui dérange, c’est la manière pour y parvenir qui interroge »

Vinci, l’avaleuse d’argent public

En Marche vers un futur sans Cigéo

Face à la pression policière, appel à rejoindre Bure dès maintenant et pour la manifestation du 15 août ! – info ici

Le mardi 15 août 2017 (jour férié), les opposants au projet Cigéo à Bure appellent à une Grande manifestation contre la poubelle nucléaire à Bure, l’occasion également de fêter les un an de la chute du mur (14 août 2016).

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Départ à 14h
de la Maison de Résistance
Fanfares, chants, carnaval zombie, actions pour tout.e.s au programme

Un déplacement en covoiturage s’organise d’Alsace.
Prendre contact avec le groupe terrain anti-GCO :  

grpterrainnongco@gmail.com

   Evénement Facebook ici

   Plus d’infos sur www.vmc.camp

En Marche vers un futur sans Cigéo

Festival les BURE’LESQUES

Informatif, festif et inventif, le festival Les Bure’lesques, du 11 au 13 août 2017 est ouvert à tous, familles, amis, habitants d’ici et de plus loin… et se veut un grand moment d’échanges, d’envies et de projets, de réflexions, de musiques et de spectacles, de pratiques militantes et de solidarités.

Pourquoi ?

A Bure (sud Meuse), le projet Cigéo de stockage souterrain de déchets nucléaires se prépare malgré des risques technologiques inouïs et parfaitement connus, contre l’avis de milliers de personnes opposées, dont les riverains qui n’ont jamais été consultés. Pourtant ce territoire de vie, en se transformant en méga poubelle radioactive, subirait une mutation irréversible.

Ne laissons pas détruire, bâtissons l’avenir !

Cigéo n’est ni autorisé, ni construit et n’est pas une fatalité !
Réunissons-nous, informons-nous, organisons-nous pour continuer à le contrer.
Consolidons et projetons des initiatives positives et dynamisantes pour ce territoire rural bien vivant !Ce festival est porté par un collectif d’habitant-es, de sympathisants et d’associations.

Evénement Facebook ici

PLUS D’INFOS SUR LE SITE BURE-FESTIVAL

Festival les BURE’LESQUES